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Gestion émotionnelle : apprendre à reconnaitre ses émotions

Et voilà, comme promis la suite de l’article sur la gestion émotionnelle.

Comme je le disais dans mon précédent post, s’il est relativement facile pour nous, adultes, de reconnaitre et de nommer nos émotions, ce n’est pas le cas pour tout le monde et surtout pas pour le jeune enfant. Ce dernier est constamment plongé dans un immense « melting pot » fait de sensations et d’émotions qui le traversent, s’entrecroisent, s’enchevêtrent et sont de fait difficilement identifiables.

Cependant, apprendre à reconnaitre et à nommer ses émotions, c’est permettre de leur apporter une réponse adaptée avant que ces émotions nous débordent et qu’une crise survienne (ou a minima d’anticiper la crise).

 

Pour aider votre enfant à connaitre et comprendre ses émotions, je vous invite tout simplement à… jouer avec lui !

Vous pouvez initier un jeu de mime : froncez les sourcils ou riez. Votre tout-petit vous imitera surement ou réagira à vos mimiques. A vous ensuite de nommer l’émotion qu’il exprime et d’expliquer ce qui vient de se passer.

Ce jeu peut ensuite évoluer en théâtre pour les plus grands : demandez leur de mimer une émotion précise, puis de mimer une émotion en rapport avec une situation donnée : « Tu es en colère parce que… »,  « Tu es triste pour… » puis de jouer la situation en choisissant eux-mêmes l’émotion : « Ton copain t’as pris ton gouter. Qu’est-ce que tu fais ? », « La maitresse t’a grondé. Comment réagis-tu ? » « Maman a oublié d’allumer la veilleuse. Que se passe-t-il ? »

N’hésitez pas à vous créer un support visuel avec des cartes et à les utiliser de différentes manières : en memory, en loto, en support pour le mime, en support pour raconter une histoire… Si votre enfant est assez grand pour avoir vu le film, vous pouvez utiliser des images de Vice-versa, en proposant à votre enfant de les colorier (disponibles ici). Le support lui parlera d’autant plus s’il fait référence à quelque chose de connu.

 

Vous pouvez aussi proposer une roue des émotions à accrocher sur la porte de sa chambre ou à un endroit visible. Invitez votre enfant à indiquer son émotion quand il la reconnait. Et indiquez-la pour lui quand vous reconnaissez une émotion chez lui qui n’est pas celle indiquée par la roue, en lui disant par exemple : « Tiens, il me semble que la roue n’indique pas la bonne émotion. Tu es comme ceci ou comme cela (en décrivant des caractéristiques physiques observables) donc je pense que tu es dans cette émotion. Qu’en penses-tu ? »

Cette roue des émotions est particulièrement adaptée pour les enfants qui communiquent avec des pictos.

Je vous invite également à pratiquer régulièrement avec votre enfant une activité de « détente » : yoga (adapté pour les enfants), méditation, exercices de respiration, relaxation…

Une pratique régulière permet d’acquérir des automatismes et facilite l’utilisation des techniques (notamment respiratoires) pour apaiser les émotions. Lorsque vous identifiez une émotion forte, en anticipation d’une crise ou pour la calmer si elle est survenue, invitez votre enfant à refaire les exercices qu’il connait et qui l’apaisent et faites les avec lui (en tant que parents, on a toujours besoin de 5 min de relaxation. Toujours !)

Le but de tous ces petits jeux/exercices est de permettre à l’enfant d’apprivoiser petit à petit ses émotions, de savoir les reconnaitre, de savoir comment réagir quand il se sent submergé. Et plus il grandit, plus vous pourrez l’accompagner dans la recherche de solutions et de réponses non à l’émotion en elle-même mais à son élément déclencheur et/ou à ce que l’émotion révèle de nous et de nos besoins.

Et pour finir, je vous laisse avec deux excellentes vidéos (1 et 2) sur les émotions, parce que même en tant qu’adultes, nous n’avons pas fini d’apprendre sur nous-mêmes. Alors continuons d’avancer sur le chemin de notre connaissance personnelle pour que nos enfants puissent suivre nos traces plus tard.

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Gestion émotionnelle : comment gérer une crise ?

Le sujet des émotions me tenait à coeur et je voulais vraiment écrire un article. Mais en creusant le sujet, je me rend compte qu’il est tellement vaste que je ne pourrais surement pas tout dire. Alors il y aura surement des suites.

Si vous avez vu le film Vice-versa, vous savez que les émotions sont en quelques sorte le moyen d’expression de notre cerveau. Et vous connaissez les émotions de base : joie, tristesse, peur et colère

vice versa
(oui, je sais, dans le film il y a aussi dégout mais c’est une émotion composée en réalité et non une émotion de base. Bref.)

Et, normalement, vous savez aussi reconnaitre et nommer ces émotions quand vous les voyez chez quelqu’un ou quand vous les ressentez.
Seulement voilà, le jeune enfant lui, n’a pas encore cette capacité. Et parfois, certaines pathologies altèrent aussi cette capacité. Dans ce cas, les émotions peuvent s’exprimer d’une manière violente et difficilement gérable, autant pour la personne qui les exprime que pour son entourage. Comment alors accompagner au mieux cette expression et permettre un « retour au calme » ?
Tout d’abord, commencer par nommer l’expression que vous observez chez l’enfant. Indiquez-lui ce que vous constatez comme indicateurs physiques : « ton visage est rouge et tu cries, tu es en colère », « tu pleures, tu es triste », « tu trembles et tu es tout crispé, tu as peur ».
Ensuite, proposez une solution pour exprimer l’émotion. La solution doit être réalisable rapidement et sans risques. Par exemple, pour la colère, proposez à l’enfant de taper dans un coussin (plutôt que sur le copain qui l’embête) ou de crier très fort dans un espace où il ne dérange personne.
Laissez passer un temps de retour au calme. L’émotion a été exprimée mais le « choc » subit par l’enfant est toujours présent. Vous pouvez être avec l’enfant ou le laisser seul, suivant son besoin. Si votre enfant connait des exercices de respiration ou de relaxation, vous pouvez lui suggérer de les faire ou les faire avec lui.
Enfin, avant de sortir de ce temps calme, prenez le temps de parler avec l’enfant pour comprendre l’origine de l’émotion. Et si possible, essayez de trouver ensemble une solution pour régler la situation ou éviter qu’elle ne se reproduise.

Si vous le souhaitez, vous pouvez aménager un espace de retour au calme spécifique. Installez un gros coussin (pour taper dessus ou faire un gros calin), une couverture (pour s’envelopper ou pour se cacher), des fidgets et des stimtoys si vous en avez et si votre enfant les utilise (article à venir).
Vous pouvez créer un protocole de retour au calme, avec des pictos ou des images, pour permettre à votre enfant d’utiliser cet espace en autonomie à mesure qu’il en acquièrera la capacité.

Pour finir, lumière sur deux objets spécifiques qui peuvent être très utiles : un doudou avale-soucis et une « calm-down bottle ».
Une idée de réalisation d’un doudou avale-soucis sur le site Créative Mum and Co (juste ici). Et je présente la « calm-down bottle » .

Voilà. Normalement, la crise est passée. Maintenant, l’idéal serait de limiter la venue de ces crises. Des pistes et des idées dans un prochain post sur le sujet.

Petites astuces

Petite astuce : Calm-down bottle

Je vous l’avais promis la semaine dernière, alors la voici !

Aujourd’hui je vous propose de réaliser une bouteille sensorielle inspirée de la pédagogie Montessori. Mais pas n’importe laquelle : une bouteille « de retour au calme » que vous pourrez utiliser dans un espace dédié (plus d’explications à venir dans la suite des articles sur la gestion des émotions).IMG_20200521_004622

Ce petit bricolage fait l’affaire de 5 min pour un outil vraiment utile.
Concrètement, la bouteille de retour au calme (calm-down bottle en anglais) est un outil proposé dans les espaces de retour au calme (ça, vous vous en doutiez). Cette bouteille est remplie d’eau coloré et d’huile. Vous pouvez également ajouter des paillettes pour renforcer la stimulation visuelle.

 

Suivant l’âge et les besoins de votre enfant, la bouteille pourra simplement être utilisée comme une stimulation sensorielle ou comme un outil de relaxation.
Dans ce cas, vous pouvez proposer à votre enfant une guidance lorsque vous lui présenterez la bouteille, en lui faisant la démonstration et en verbalisant. Par exemple : « Je secoue la bouteille très fort parce que je suis faché. Et puis je regarde les paillettes qui flottent, les petites bulles d’huile qui remontent à la surface. Quand toute l’huile est remontée et que tout est redevenu calme, moi aussi je suis calme. » Bien sûr, cette proposition est à adapter en fonction de votre enfant.

Pour réaliser cette bouteille, vous aurez besoin de :

  • 1 bouteille (c’est évident) en plastique. Préférez du plastique rigide, de type bouteille de soda. Pour un bébé, privilégiez le format 25cl, plus facile à manipuler.
  • De l’huile (si vous souhaitez une huile non-colorée, prenez de l’huile pour bébé. Sinon, n’importe quelle huile de cuisine fera l’affaire, mais elle sera jaune.)
  • Du colorant alimentaire
  • De l’eau
  • Des paillettes
  • De la colle forte

Mode d’emploi :

Versez de l’eau environ aux 2/3 de la bouteille. Ajoutez quelques gouttes de colorant et mélangez jusqu’à obtenir la teinte de votre choix. Ajoutez les paillettes. Versez de l’huile pour compléter le niveau. Mettez de la colle forte à l’intérieur du bouchon sur tout le tour et vissez-le fermement. Laissez reposer jusqu’à ce que la colle soit sèche.

Et voilà ! Votre bouteille est prête.

Petites astuces·Ressources bébé

Petite Astuce : bouteilles sensorielles

Un petit article très rapide juste pour vous partager les meilleurs jouets d’éveil et jouets sensoriels de l’avis de ma Loute. Elle joue avec depuis toute petite et elle ne s’en lasse pas. Inspirées de la pédagogie Montessori, voici les bouteilles sensorielles !

Un petit visuel : IMG_20200521_004449

Et pour des idées de réalisation rendez-vous ici.

Je développerai un type particulier de bouteille sensorielle dans un prochain article : la « calm-down bottle ».

Psychomotricité : la base

Le bilan psychomoteur

Le bilan psychomoteur. Un grand mot qui peut faire peur lorsqu’on ne sait pas en quoi il consiste. Souvent, mes patients d’âge scolaire se « mettent la pression » lorsqu’ils apprennent que je vais leur faire passer un bilan.

Nous sommes habitués à être évalués et comparés les uns aux autres et nous entrons dans un système de jugement de valeur : « j’ai fait mieux que toi ». Ce n’est pas le but du bilan psychomoteur.

Bien entendu, le bilan psychomoteur doit rester une évaluation objective des capacités de la personne. Mais son but n’est pas la comparaison ou le jugement, et c’est là toute la différence. Dans un bilan psychomoteur, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Il y a la personne évaluée, ses capacités et ses limites. Et c’est tout.

Le bilan psychomoteur est une photo. Elle vous révèle telle que vous êtes à l’instant où le doigt appuie sur le déclencheur. Et peut-être que ce jour-là votre tenue n’était pas à la dernière mode, vos cheveux partaient dans tous les sens et vous aviez des cernes sous les yeux. Et alors ? Vos yeux et votre sourire restent les mêmes.

C’est pareil dans un bilan psychomoteur. Le psychomotricien appuie sur le déclencheur grâce à une batterie de tests normés et objectivés. Grâce à ces tests, il met en lumière vos capacités et vos limites dans différents domaines : tonus, schéma corporel, équilibre, coordinations, motricité fine, latéralité, mémoire, rythme, structuration spatiale, etc.

Après quoi, il observe la photo avec son regard professionnel et vous partage son point de vue pour vous aider à vous percevoir dans une vision globale. C’est tout simplement cela, le bilan psychomoteur.

Et alors, à quoi ça vous avance ? Il se passe quoi ensuite ?
Et bien ensuite, si c’est nécessaire et si vous le souhaitez, le psychomotricien vous propose de vous accompagner pour repousser vos limites en utilisant vos capacités et en trouvant votre solution personnelle face aux défis que représentent ces limites. Et ça, c’est toute une aventure.

Et en bref :

  • Le bilan psychomoteur est composé de tests normés et objectivés. Il comporte également une partie d’anamnèse (histoire de vie de la personne).
  • Il est réalisé sur plusieurs séances adaptées à l’âge et aux capacités de la personne
  • Il donne lieu à un écrit et son contenu est protégé par le secret médical
  • Le bilan psychomoteur est réalisé de préférence sous prescription médicale (Attention : en libéral, il n’est pas pris en charge par la Sécurité Sociale, à moins de conditions particulières)
  • Il peut orienter un médecin dans son diagnostic mais il ne suffit pas à poser un diagnostic à lui seul.
  • Il existe des bilans pour les bébés, pour les personnes âgées, pour les enfants, pour les adultes…
  • Si la réalisation d’un bilan « classique » est impossible, le psychomotricien peut réaliser une évaluation psychomotrice basée sur de l’observation
Petites astuces·Ressources bébé

Petite Astuce : balle de préhension facilitée

Aujourd’hui j’ai envie de vous partager un « bricolage » qui m’a demandé une belle dose de patience mais qui en valait amplement la peine : la couture d’une balle « Montessori »

C’est une balle en tissu à la forme très particulière qui la rend plus facile à attraper pour un bébé et qui permet qu’elle reste à proximité de l’enfant lorsqu’il la lâche car elle ne roule pas loin.

Cette balle, inspirée de la pédagogie Montessori, est devenu un incontournable. Vous en trouverez plusieurs modèles tous plus jolis les uns que les autres sur le net (quelques exemples). Evitez toutefois les modèles « faits-mains » qui ne disposent pas d’une certification CE, à moins que ce ne soit votre création. Mais dans ce cas, soyez attentive aux coutures, vérifiez leur état régulièrement et ne laissez pas bébé jouer avec si elles présentent des signes de faiblesse.

Personnellement, j’avais entendu parler de cette balle lors de mes recherches sur la pédagogie Montessori pendant mes études. Je gardais sous le coude l’excellent tuto d’Alternative Montessori pour m’en servir un jour. Alors pour la naissance de la Loute, j’ai relevé le défi et j’ai cousu moi-même sa balle. N’hésitez pas à vous servir de ce tutoriel, il est vraiment facile à suivre et très bien détaillé (disponible ici). Un conseil : ne la faites pas trop petite sinon vous allez y passer des heures. J’ai dû finir à la main la plupart des coutures, les pièces étant trop difficiles à assembler à la machine. Mais je voulais une balle plus petite que celle du commerce donc j’ai persévéré. Et au final je suis super contente du résultat.

Et pour les loulous un peu plus grands mais qui ont encore de la peine à attraper une balle, il existe d’autres modèle de balle de préhension facilitée, pour pouvoir jouer avec les copains par exemple : Oball, balle looping ou balle entrelacée avec un grelot.

Fonctionnement blog·Mme la psychomot

Changement !!!!

Première nouveauté annoncée sur ce blog : le cabinet paramédical c’est fini, place à une nouvelle expérience : le suivi à domicile. spring-846051_1920

Pourquoi ? alors en vrac :

  • Parce que j’avais plus de demandes de suivi à domicile qu’au cabinet
  • Parce que les personnes âgées et/ou désorientée peuvent bénéficier d’un suivi en toute sécurité
  • Pour éviter aux mamans courageuses une attente de 45 min (le temps d’une séance) en devant gérer les petits frères et sœurs avec les 3 ou 4 jouets de la salle d’attente
  • Pour un suivi moins anxiogène, en particulier avec les bébés, car l’environnement est connu
  • Parce que les conseils sont plus personnalisés car adaptés aux conditions réelles de vie

Pour l’instant, tous les retours d’expérience sont positifs, pour moi comme pour les patients en ayant bénéficié. Le lien est différent et c’est aussi ce que je recherchais en m’orientant vers le libéral : créer un lien et personnaliser le suivi en m’adaptant au plus proche des besoins de mes patients.

Et puis, il y a un bénéfice non-négligeable pour moi : intervenant dans toute l’Eurométropole et me déplaçant à vélo, plus besoin d’aller à la salle de sport ^^

Bref, plaisanterie à part, je compte poursuivre l’expérience. Le suivi à domicile est peut-être bien l’avenir de la psychomotricité, comme l’avait dit un de mes professeurs à l’IFP. Ce qui est sûr, c’est que la psychomotricité n’est pas une discipline figée. Et moi non plus. Alors on verra bien quelle sera la prochaine évolution.

Fonctionnement blog·Mme la psychomot

Retour !

Ouf ! voilà près d’1 an ½ que c’est le désert sur ce blog. Je n’ai pas arrêté, loin de là. Mais j’étais prise dans une autre aventure, une quête prioritaire : je suis devenue maman.

Au départ, je pensais naïvement profiter du congé maternité pour écrire. Et puis la Loute a pointé son petit nez retroussé et moi, comme toute nouvelle maman, j’ai passé des heures à la regarder sans pouvoir rien faire d’autre (certains diront que c’est la fatigue… et… oui, il y a de ça !). La reprise du boulot n’a pas vraiment aidé pour trouver du temps
Mais depuis janvier, Loute va à la crèche ! Joie ! Et je peux enfin reprendre l’écriture de ce blog.

Donc bonne nouvelle : il va y avoir tout plein de nouveautés à lire d’ici peu. Surtout que depuis la naissance de Loute, j’ai pleiiiiiiin de trucs à raconter. Bon, je vous rassure, ça ne parlera pas toujours de bébé. Ni de pédagogie Montessori (même si j’aime beaauuuuucoup cette pédagogie et que Loute va dans une crèche inspiration Montessori).

Le thème principal reste la psychomotricité. Et j’ai encore beaucoup à en dire.
Alors rendez-vous tout bientôt !!!

Mme la psychomot

Non, je ne suis pas une super-héroïne !

Je viens de relire les articles concernant la psychomotricité. Si vous ne les avez pas lu, c’est par ici : Article 1  Article 2  

Et je me rend compte en les lisant, comme souvent lorsque je parle de mon boulot, que ça a l’air tellement beau, tellement bien. J’aide les personnes en difficulté à aller mieux ! Je les « soigne », je les écoute, je les accompagne.

Les enfants viennent me voir au cabinet et à peine le suivi entamé, la progression est là. C’est magique ! Les enfants ont le sourire et les parents me remercient.

En gros, je suis un croisement entre mère Thérésa et un super-héros ! Trop fort.

Oui, mais non.
Oui, parce que j’aime l’idée d’aider les autres grâce à mon boulot. Oui, parce que c’est pour ça que je fais ce job et pas un autre. Oui, parce que j’aime voir mes patients progresser à vue d’oeil.

Mais non. Non, je ne suis pas un super-héros. Je ne suis pas surhumaine. Il y a des suivis qui ne « décollent » pas parfois. Ou devant lesquels je suis démunie. Il y a des jours où je suis fatiguée. Des jours où je n’ai pas envie de m’occuper des autres. Des jours où jouer au foot, au trampoline, aux indiens, aux chevaliers, faire de la danse, des massages, des animaux en pâte à modeler… est au dessus de mes forces.

Bref. Je suis juste humaine. J’ai des hauts et des bas. Comme tout le monde.

Et dans ces moments-là, parfois, c’est moi qui ai besoin de psychomotricité. Besoin d’écouter mon corps pour savoir d’où vient ce mal de dos, cette tension dans les épaules, ce rhume en plein été. Besoin d’être positive, de voir ce qui fonctionne, ce que j’ai déjà accompli plutôt que ce qui me reste à faire.

Besoin de me recentrer sur mes forces tout en admettant mes failles.

Je suis juste psychomotricienne. Et ça me suffit.

Petites astuces

Petites astuces 2

Un petit post très rapide juste pour vous présenter un matériel que j’aime bien utiliser. Vous connaissez peut-être, il s’agit du sable magique.

Sa particularité est que ce sable s’agglomère facilement et permet de créer des formes. Mais il garde une grande souplesse et lorsque la forme est soumise à la gravité, elle s’effrite. Le sable magique peut ainsi « couler » entre les doigts, presque comme du vrai sable.

Et ses intérêts sont nombreux. Personnellement, je l’utilise autant comme matériel sensoriel, pour les sensations qu’il procure, pour sa texture à la fois douce et rugueuse, pour sa malléabilité et sa capacité à reprendre sa forme de sable, que comme un outil de rééducation.

En effet, ce sable magique demande une grande adaptation tonique lorsqu’il s’agit de le modeler. Il faut avoir un toucher ferme mais ne pas appuyer trop fort. Le sable magique demande une grande souplesse si l’on veut qu’il conserve la forme qu’on lui a donnée.

Pour vous donner un exemple concret : ce sable est très utile pour un patient qui se crispe sur des gestes de motricité fine. Avec ce sable, je peux lui faire travailler sa motricité fine et son tonus dans le même exercice et de façon beaucoup plus fine qu’avec une simple pâte à modeler.

Attention toutefois à la différence entre sable cinétique et sable magique. Le sable cinétique est très friable et convient plus à des activités sensorielles. Le sable magique lui garde mieux sa forme et est plus compact.

Le sable cinétique coûte au alentour de 15 euros la boîte. Le sable magique se trouve facilement dans les rayons loisirs des supermarchés mais son prix et sa qualité sont variables. Il est toutefois moins cher que le sable cinétique, de manière générale.

Dernière petite astuce : je trouve mon sable magique dans des boutiques types : tout à 2 euros. Par contre, pour le sable cinétique, je préfère miser sur la qualité de la marque phare.